Les Plantes Carnivores

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      Parmi toutes les catégories de plantes il y en a une qui suscite encore la curiosité de chercheurs et d'amateurs captivés par leurs nombreux mystères pas encore résolus : les plantes carnivores.


      Les plantes carnivores sont polyphylétiques : elles appartiennent à plusieurs groupes de plantes différents. Elles ont toutefois des ancêtres communs et des caractéristiques semblables sans pour autant appartenir à la même famille de plante. Elles sont définies par leur capacité à capturer une proie POUR ensuite l'assimiler. Nous insistons sur le "pour" car il existe en effet des plantes qui peuvent capturer des proies sans pourtant en tirer profit.

 
      Il en existe plus de 650 espèces dans le monde et les plus anciens fossiles remontent à 85 millions d’années. Elles ont été découvertes par Arthur Dobbs (gouverneur britannique de la Caroline du nord) en 1763. Il les nomme « plantes attrape-mouche » puis « plantes carnivores » par la suite. John Ellis (physicien anglais) les qualifie même « d’anomalies extraordinaires ». Leur carnivorité (oui ce mot existe) n’est qu’affirmée par Charles Darwin qu’en 1865 qui les considère comme « plantes les plus merveilleuses du monde ».


      D’un point de vue fonctionnel, une plante carnivore est une plante comme les autres qui fonctionne selon la photosynthèse (processus par lequel les plantes vertes synthétisent des matières organiques, grâce à l’énergie lumineuse en absorbant le gaz carbonique de l’air et en rejetant de l’oxygène). On la qualifie aussi de plante angiosperme (c’est-à-dire de plante à fleur).


      Une plante carnivore est bien qualifiée de "carnivore" et non "d’insectivore" qui serait un terme restrictif car une plante assez développée peut assimiler de petits vertébrés ou de petits mammifères comme des souris.

Souris tombant dans un piège de Nepenthes, Grenouille piègé par une Dionée

      Ces plantes, à l’origine comme les autres, se développent de manière à assimiler des proies pour subvenir aux besoins auxquels leur environnement ne répond pas suffisamment (tourbière, sol sableux, marécage ...), car ils sont faibles en azote et en autres macro éléments nécessaires au développement de la plante (potatium, phosphore, calcium, magnésium...). 


      Quelle combinaison d'actions une plante peut-elle mettre en place afin d'assimiler des proies pour subvenir à ses besoins naturels ?


      Pour y répondre, notre plan se divise en deux parties définissant les éléments majeurs de la carnivorité, c’est-à-dire les différents types de pièges dans un premier temps et les différents mécanismes de digestion dans un second temps dont l’un d'entre eux fut l’objet d’une expérience que nous avons réalisée et commentée.